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droit de l'enfant

Dans la tête d’une médiatrice familiale – Séance 3

[:en]Alex has not even been sitting for a few sitting that he already says : “I cannot stand receiving any more text messages. Mary constantly textes me”.

Asking her questions, Mary admits inquiring with Alex of Julia’s daily situation. For example, she asked him which snack he has served her, requested that a picture proving that she took a nap be sent to her, etc.

Alex, who did not deem it necessary to answer her, simply replied (repeatedly) that “everything was ok”. This has however lead to unrestrained exchanges between them. They hasten to show me those messages on their cellphone.

Mediator: You are no longer in a conjugal relationship. You must to learn to communicate differently – with boundaries and in compliance with your new role as separate parents. What do think of text messages as your communication mode ?

Both parents nod theirs heads in agreement.

Mediator: I suggest that you start by limiting your topics. What would be your most important ones for you ?

Mary said that Alex “does not have his priorities straight”. She explains that she had to urgently rush to the medical clinic last week because Julia had fever and would not stop screaming. She specifies that she tried calling Alex, but that his cell phone was closed.

Alex replies “Well, there you have it! By continuously texting me, I end up missing the important information.”

At the same time as the father, I learn that Julia is suffering from an ear infection and has to take antibiotics. According to the doctor’s instructions, she should not be going back to the daycare before the fever has stopped.

Alex asks Mary : “When do you expect her to be able to go back to daycare ?”

Mary replies : “I don’t know if this weeks would be a good idea. I would also like to have her with me this weekend – this way, she could rest”.

Alex : “This is out of the question” She can rest at home with me!”

Mary : “But I am the one who has always administered her the antibiotics…!”

Alex : “You really think I’m incompetent… You’ll know that I’m perfectly capable of giving my daughter her medicine”.

Mary : “I’m serious Alex. This is very important”.

Mediator: What are you worried about Mary ?

Mary tells me that “he has never been concerned about Julia’s health in the past. Her medication, her crying at night, vaccinations, follow-up appointments – that was all me. I do not see why it would be different today.

Alex : “Actually, it is different now. I know that I have not always been available before, but if there’s one thing I’m sure of right now – it’s that I want to take care of my daughter.”

Mediator : We want to make sure that Julia’s dose are administered according to the doctor’s recommendation. What do you suggestion as a way of making it is done properly?

Alex : “It must be written on the bottle ?”

Mary : “Yes and no – but I have a notebook where I note the Julia’s temperature along with the hours.

Mediator: Is there any other information about Julia that could be written into this notebook ?

Each parent suggests their ideas. Mary proposes “the date of Julia’s return to daycare” while Alex says he would like to “have more information about the cleanliness routine – tips and ideas.”

Mary adds “bedtimes and meals too”.

Alex is opposed to this last suggestion : “No. I don’t want it to start again. There should be limitations to her interferences in my life !”.

Mediator: How about trying to use this booklet for subjects like antibiotics administration, return date to the daycare and information about Julia’s cleanliness ? It seems enough for a first trial, right ? This notebook could become your parental notebook. And how about limiting your text messages to emergencies and Julia’s essential needs ?

Finally, I suggest to the parents that they find a way of exchanging Julia’s health insurance card. They decide that Mary will stick an envelope inside the parental notebook. In case of emergency, the parent having Julia’s custody will be able to go to the appropriate medical service without having to look for the card.

Mediator: For next week, I invite you to bring me last year’s tax returns as well as your last three pay stubs. This will allows us to determine the child support parameters for Julia.

What we need to understand :
Following a separation, some adjustments are required. Parents must learn a new way of communicating together – this time, as separate parents, not as spouses. Each one must respect the others’ limits – while still agreeing on Julia’s basic needs (health, education, religion, etc.). The mediator can propose communication guidelines which can facilitate discussions on these – sometimes – fastidious subjects.

*Image source*[:fr]Alex n’a pas pris quelques secondes pour s’asseoir qu’il me lance : « Je ne suis plus capable des messages texte. Mariève m’envoie des messages constamment. »

En posant plus de questions, Mariève admet s’enquérir auprès d’Alex de la situation de Julia quotidiennement. Par exemple, elle lui demande quelle collation lui a été servie, souhaite recevoir une photo d’elle prouvant qu’elle a fait une sieste, etc.

Alex, qui n’a pas jugé approprié de lui répondre, s’est contenté de lui écrire – à répétition – que « tout est ok ». Ceci a provoqué entre eux une panoplie d’échanges qu’ils s’empressent d’ailleurs de me montrer sur leur cellulaire.

Médiatrice: Vous n’êtes plus en relation conjugale. Vous devez donc apprendre à communiquer d’une nouvelle façon, avec des limites et du respect pour vos nouveaux rôles de parents séparés. Est-ce que l’utilisation des messages texte vous convient comme mode de communication ?

Les deux parents hochent leurs têtes en accord.

Médiatrice: Je suggère de limiter les sujets de communication pour débuter. Quels sont les plus importants pour vous ?

Mariève lance alors qu’Alex « n’a pas les priorités à la bonne place ». Elle explique qu’elle a dû se rendre d’urgence à la clinique médicale, car Julia faisait de la fièvre et n’arrêtait pas de hurler. Elle dit avoir tenté de rejoindre Alex en soirée, mais que son cellulaire était fermé.

Alex répond: « Bien, c’est ça! À force de m’écrire pour n’importe quoi, je manque les informations importantes. »

J’apprends donc en même temps que le père que Julia a une otite et prend actuellement des antibiotiques. Selon les instructions du médecin, elle ne pourra pas retourner à la garderie avant que la fièvre ne soit tombée.

Alex demande donc à Mariève: « Quand penses-tu qu’elle retournera à la garderie? »

Elle lui répond : « Je ne sais pas si cette semaine est une bonne idée. J’aimerais aussi qu’elle reste avec moi en fin de semaine afin qu’elle se repose. »

Alex: « Il en est pas question! Elle peut très bien se reposer avec moi! »

Mariève : « Mais les antibiotiques, c’est moi qui sait les administrer. »

Alex : « Tu me crois à ce point incompétent? Tu sauras que je suis capable de donner un médicament à ma fille. »

Mariève : « Je suis sérieuse Alex. C’est très important. »

Médiatrice: Que craignez-vous Mariève?

Mariève : « Il ne s’est jamais préoccupé de sa santé auparavant. Les médicaments, les pleurs la nuit, les vaccins, les rendez-vous de suivis, c’est tout moi. Je ne vois pas pourquoi ce serait différent aujourd’hui. »

Alex: « C’est justement différent aujourd’hui. Je sais que je n’ai pas été tout le temps disponible avant, mais s’il y a une chose dont je suis certain maintenant, c’est que je veux m’occuper de ma fille. »

Médiatrice: Que suggérez-vous afin qu’on s’assure que les doses soient prises selon la posologie recommandée par le médecin ?

Alex: « Ça doit être écrit sur la bouteille… »

Mariève: « Oui et non, mais j’ai un calepin où je note les heures et la température de Julia. »

Médiatrice: Y a-t-il d’autres informations concernant Julia qui pourraient être inscrites dans ce calepin?

Chacun des parents me lance des idées. Mariève suggère « La date de retour à la garderie peut-être. » alors qu’Alex précise qu’il aimerait « avoir bien avoir plus de nouvelles quant à l’apprentissage de la propreté – des trucs ou idées. ». Mariève ajoute « les heures de coucher et ce qu’elle mange chez toi aussi. »

Alex s’oppose à cette dernière suggestion: « Ah non! On ne va pas recommencer! Y’a des limites à s’ingérer dans ma vie! ».

Médiatrice: Que diriez-vous de tenter d’utiliser ce cahier pour l’administration des antibiotiques, la date de retour à la garderie et des nouvelles concernant la propreté de Julia ? Ça me semble suffisant pour un premier test, non ? Ce calepin pourrait être votre cahier parental. Et que diriez-vous de limiter vos échanges par texto aux urgences ou aux besoins importants concernant Julia ?

Finalement, je suggère aux parents de trouver une façon de s’échanger la carte d’assurance-maladie de Julia. Ils décident que Mariève collera une pochette à l’intérieur du cahier parental. En cas d’urgence, le parent ayant la garde de Julia pourra alors se rendre au service médical approprié sans chercher la carte.

Médiatrice: pour la semaine prochaine, je vous invite à m’amener vos déclarations d’impôt de l’année dernière de même que vos trois derniers talons de paie. Ceci nous permettra de déterminer les balises de la pension alimentaire payable pour le bénéfice de Julia.

Ce qu’il faut comprendre:

Un certain ajustement est nécessaire au moment de la séparation. Les parents doivent réapprendre à communiquer ensemble, cette fois, en tant que parents séparés et non plus que des conjoints. Chacun doit respecter les limites de l’autre – tout en s’accordant sur les besoins fondamentaux de Julia (santé, éducation, religion, etc.). Le médiateur peut proposer des balises de communication facilitant les discussions sur ces sujets plus pointilleux.

*Source de l’image*[:]